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3 de 3 Trouver le juste milieu

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http://www.radio-canada.ca/sports/PlusS ... opo3.shtml

 

Trouver le juste... et délicat équilibre

Mise à jour le mercredi 23 février 2011 à 23 h 19

 

Le sport en équilibre, le juste milieu, le bon dosage. Un beau cliché, mais qui demeure le scénario gagnant. C'est le sujet sur lequel se penche Diane Sauvé dans son troisième reportage sur le surentraînement.

 

À la patinoire de quartier, Éloi se prend pour Sidney Crosby, son idole. « Je n'aime pas ça jouer dans une équipe, j'aime mieux jouer avec mes amis seulement pour le plaisir. »

 

Jouer pour jouer. Banal, mais impératif pour le développement des enfants, insistent les experts.

 

S'ils veulent aussi des médailles, s'ils veulent se dépasser, les jeunes ont besoin de leurs parents. Mais il faut aussi diriger les parents, qui en mènent large à l'occasion, avec des scénarios connus.

 

« De parler par symboles, par signes lorsque j'ai le dos tourné. Oui, c'est arrivé », avoue l'entraîneur de patinage de vitesse sur courte piste Éric Bédard, à l'emploi de l'équipe nationale italienne.

 

« L'entraîneur dit à un jeune qu'il doit patiner plus vite, image Chantal Daigle, coordonnatrice de l'enseignement clinique au département de kinésiologie de l'Université de Montréal. Et là, les parents lui offrent des cours de patin sans nécessairement consulter l'entraîneur. »

 

Des parents qui se mettent parfois à jouer à l'entraîneur, avec les meilleures intentions du monde, pour le bien de l'enfant. Rien de mieux pour stresser le jeune davantage. Quelle est la clé?

 

« C'est la communication, précise Bédard. C'est de ne pas avoir peur de venir parler à l'entraîneur. D'en rajouter? Oui, on peut en rajouter, on peut en rajouter beaucoup. Mais quand et pourquoi? Le lundi, le samedi, le jeudi? Quelle journée, pourquoi? Quel entraînement doit-on faire avant? »

 

À force de vouloir les encadrer, on peut aussi les étouffer...

 

« Je pense que les parents ne prennent pas les bons choix parce qu'ils ne sont pas outillés pour les prendre non plus, estime Séverine Tamborero, entraîneuse nationale chez Tennis Canada. Je crois que c'est notre rôle, aux entraîneurs, de leur parler, de les diriger. »

 

Des parents sont aussi souvent démunis face à des entraîneurs trop ambitieux. Il faut savoir reconnaître ceux qui carburent à la performance et ceux qui refusent même que leurs athlètes s'amusent ailleurs.

 

Une spécialisation?

 

Des jeunes spécialisés dans un seul sport? On en voit de plus en plus, mais surtout pas avant 12 ans, recommande Élise Martin, première pédiatre au Québec à pratiquer la médecine sportive. Les enfants ont encore un cerveau en développement et ont besoin de travailler leurs réflexes. Puis, il y a l'après.

 

 

Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/Jim Cole

 

Un match de hockey sur un étang

 

 

« Les statistiques démontrent que l'enfant qui est spécialisé trop tôt dans son sport va abandonner le sport à long terme. »

 

Il y a de la pression de toutes parts, mais certains jeunes sont les premiers à s'en mettre, des hyperperformants difficiles à retenir. Pour l'orthopédiste-animateur Jacques Toueg, il y a des signes avant-coureurs d'un épuisement sportif.

 

« Un adolescent, ça fait deux choses : ça dort et ça mange. À partir du moment où il dort moins ou qu'il ne dort plus, ou qu'il a de la difficulté à dormir ou qu'il ne mange plus, il y a un problème. Ça, c'est le premier indice. »

 

« Nos adolescents, ce n'est pas un hasard s'ils dorment 10 heures ou 12 heures, ils ont aussi ce besoin-là, soutient Suzanne Leclerc, médecin pour l'équipe canadienne de courte piste. Le corps est en croissance, en développement. Donc, il a besoin de récupérer. Le corps récupère pendant le sommeil. »

 

Système immunitaire à plat, manque de concentration et de motivation, d'autres signaux pour alerter les parents. Consulter, oui, et aussi relativiser.

 

Et pour vous guider, sachez que chaque fédération sportive doit avoir son programme de développement de l'athlète à long terme concocté par un comité d'experts.

 

Les recommandations varient selon les sports : en patinage artistique, par exemple, on recommande environ 12 heures d'entraînement par semaine aux jeunes filles de 10-11 ans. Alors que le jeune nageur de 9 à 12 ans devrait s'entraîner entre quatre et sept heures par semaine.

 

« L'enfant ne doit pas être sacrifié pour son sport, on doit sacrifier le sport pour nos enfants, explique Élise Martin. On doit faire une école de vie du sport. »

 

Le sport, ça peut être un jeu.

 

(D'après un reportage de Diane Sauvé)

 

À consulter:

 

 

•Les sites des fédérations sportives, qui ont chacune des programmes de développement à long terme.

•LINE DÉZIEL (dir). L'enfant, l'adolescent et le sport de compétition, Montréal, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2011, 190 p.

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Probablement le meilleur des trois.

 

""« Les statistiques démontrent que l'enfant qui est spécialisé trop tôt dans son sport va abandonner le sport à long terme. »

 

""Une spécialisation?

 

Des jeunes spécialisés dans un seul sport? On en voit de plus en plus, mais surtout pas avant 12 ans, recommande Élise Martin, première pédiatre au Québec à pratiquer la médecine sportive. Les enfants ont encore un cerveau en développement et ont besoin de travailler leurs réflexes. Puis, il y a l'après.""

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Les recommandations varient selon les sports : en patinage artistique, par exemple, on recommande environ 12 heures d'entraînement par semaine .

 

Et puis le hockey lui?

 

Les jeunes hockeyeurs (novice à atome) des organisations des grands centres, ont s'ils sont chanceux, une heure de pratique par semaine souvent sur demi-glace.

 

Pourtant, c'est dans cette fenêtre d'âge où l'apprentissage des habiletés est le plus profitable.

 

Même à l'atome BB c'est l'équivalent d'une pratique par semaine sur pleine glace seulement que les jeunes peuvent bénéficier.

 

C'est nettement insuffisant.

 

Donc si l'on se fie au patinage artistique, qui eux, ont probablement un entraineur pour 4 enfants, le jeune hockeyeur a un déficit marqué d'entraînement vis-à-vis ce sport.

 

Même au Peewee AA, il faut espérer que votre jeune puisse le faire comme première année car il aura un peu plus d'heures de pratique par semaine. Peut-être 2. Pas 12.

 

Les écoles de hockey et le aaa fonctionne bien, justement car les jeunes manquent d'heures de pratiques dans le hockey d'hiver.

 

Apprendre à bien patiner et bien manier la rondelle demandent des heures et des heures de pratique.

 

Un intervenant parlait justement de la Suède, j'aimerais bien savoir combien d'heures d'entraînement par semaine les jeunes ont là-bas?

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